Au XVIIIème siècle les philosophes contestent le nombre trop important de jours chômés lies aux fêtes religieuses. Ce texte de Voltaire est un pamphlet qui combat l'interdiction de travailler lors des fêtes religieuses et qui montre les conséquences désastreuses pour les paysans.
Lecture du texte
Annonce des axes
Etude
1) LA CONDITION DES PAYSANS
- difficulté due aux intempéries (ligne 3) et à la qualité de la terre (ligne 7)
- difficulté due au coût du pain (ligne 5, 6 blé noir)
- difficulté due aux impôts et aux taxes (ligne 6)
Voltaire accumule les faits ci-dessus pour accentuer la pauvreté des
paysans et ainsi justifier le travail interdit. Voltaire utilise le présent
(ligne 5 à 8) pour montrer une vérité générale.
2) LA SATIRE DES RELIGIEUX
- présentation du révérend à sa sortie de table et non de prières, comparaison avec le diable.
- incohérence des propos qui mélangent des notions très éloignées les unes des autres. "théiste athéiste janséniste"; dénonciation d'une faute de religion à quelqu'un qui s'occupe des impôts.
- méchanceté et manque de pitié à paradoxal de la part d'un homme d'église
- dénonce leur archaïsme par la destruction du semoir, instrument moderne.
3) LES MALICES DE VOLTAIRE
Voltaire fait semblant de croire aux saints et met en oeuvre un
miracle en utilisant des ingrédients caractéristiques: "descendit du ciel", "nuée éclatante", "l'empyrée" et
en les opposant à des références triviales: "faubourg de Troyes"
Malice dans le nom de Cucufin, saint réel modèle d'humilité et
de labour.
Plaisanterie naïve et enfantine : "jaune d'œuf et de la bouillie"
Malice dans le dialogue entre St Cucufin et St Loup : parlent
comme des chefs à non catholique
Malice par l'accumulation des travaux des paysans (l 27-30) à éloge
malicieux du travail qui rappelle la phrase de Voltaire "le travail éloigne
de nous 3 grands maux: le vice, le besoin et l'ennui"
Final religieux très ironique "gloire à Dieu et à St Cucufin"
Conclusion
Texte important en faveur des reformes sociales. Voltaire
combat pour la situation désastreuse des paysans accablés de dettes et d'impôts.
Grâce à ce pamphlet comique, léger et satirique, Voltaire
met le public de son coté. C'est avec le conte philosophique une des armes favorites
de Voltaire.
Merci à Arthur Arnaud qui m'a envoyé cette
fiche...