Introduction
Montaigne a écrit
Les
Essais au 16ème siècle. Cet ouvrage n’est
pas une autobiographie mais un autoportrait. Montaigne ne veut pas imposer une
leçon
au lecteur mais il nous invite à découvrir ses observations et ses réflexions.
Les
Essais n’ont pas d’équivalent. Montaigne complète les chapitres déjà rédigés
au fur et à mesure que sa pensée évolue. C’est pour cela que nous avons trois
dates de publication. Montaigne est un auteur qui s’implique dans les sujets
de société afin de la faire évoluer. C’est un humaniste. L’Humanisme est un courant
de pensée qui se développe en Europe et en France au 15ème et 16ème siècle. Dans
ce courant de pensée, l’homme est placé au centre des préoccupations. Dans cet
extrait, Montaigne dénonce la torture.
Lecture du texte
Annonce des axes
Etude méthodique
I. Texte argumentatif
a) La thèse
• « Une dangereuse invention » = terme fort
• Il oppose la vérité à la torture « et celui qui les peut souffrir cache la
vérité… »
b) Les arguments
• Epreuve qui teste la capacité à résister à la douleur
• Torture = conscience (effort de la conscience ligne 8 à 13)
• Torture = vérité et = innocence (ligne 14 à 20)
à Moyen peu fiable qui ne permet pas de découvrir la vérité. Les facteurs
pris
en compte ne sont pas sûrs. Chaque individu peut tromper la justice en mentant.
c) Les exemples
Montaigne prend des exemples dans différents domaines :
• Exemple historique de Philotas : Alexandre Le Grand apprit qu’un complot se
mettait en place contre lui. Les gens de son entourage l'ont convaincu que c’était
Philotas qui était à l’origine de cela car ce dernier disait que sans lui et
sans son père Parménion, Alexandre n'aurait pas remporté toutes ces victoires.
Alexandre l’arrêta et le tortura pour connaître la vérité. Philotas ne supportant
pas la torture avoua mais nous ne savons pas vraiment si il était coupable ou
non.
• Exemple des nations qui ont supprimé la torture ligne 25.
• Exemple du conte (exemple fort) : Si la femme avait menti, un homme innocent
serait mort.
à Raisonnement déductif (raisonnement qui va de la thèse à l’exemple).
II. Dénonciation de la torture
a) Des arguments de poids
• Capacité à résister. Celui qui peut la supporter n’avoue pas et inversement,
celui qui ne peut la supporter avoue même si il est innocent. Donc la torture
empêche la vérité d’éclater.
• On applique cette méthode car on juge « l’effort de la conscience » : le coupable
devrait avouer car sa conscience sous l’effet de la torture l’aide à reconnaître
sa culpabilité et inversement, si il est innocent sa conscience l’aidera à résister à la
torture.
• Moyen peu fiable
• Conséquence tragique : l’innocent est torturé et mis à mort.
b) implication du narrateur
• Par un discours argumentatif
• Utilisation de la première personne (je pense, à mon avis…)
• Soucis de convaincre le lecteur. Il repose plusieurs fois les mêmes questions
afin de capter leur intention, pour qu’il ait un avis.
• Questions rhétoriques (pourquoi…)
• Le narrateur amène le lecteur à partager son point de vue et à prendre parti
contre la torture.
• Il a gardé pour la fin un exemple choc qui illustre sa thèse et qui montre
les conséquences extrêmes d’un mauvais procédé.
• La dernière phrase est ironique.
Conclusion
Montaigne, par le biais d’un texte argumentatif dénonce les châtiments corporels.
Des innocents meurent à cause de la torture. Ils ne peuvent supporter la douleur
donc avouent ce que les juges veulent entendre. On ne doit pas avoir confiance
en ce moyen. Certains peuples ont banni la torture de leurs pays comme les grecs
et les romains.