L'île des esclaves

Marivaux

Présentation de l'œuvre





     L’île des esclaves est un titre particulier car il lie deux mots antithétiques (cf. définition de antithèse): on a d’un côté la beauté de l’île et de l’autre l’horreur de l’esclavage : c’est un oxymore.
Liste des noms 
- 3 noms grecs
- 2 noms italiens


      Dans cette pièce il va être question de la nature humaine. Tous les personnages de la pièce éprouvent l’envie de puissance. Un des enjeux de la pièce est de dénoncer la volonté de puissance. Le maître perd sa noblesse car il a un comportement barbare envers les humbles. Il est capable d’humilier son valet. Marivaux montre aussi qu’il y a un désir de tyrannie chez les hommes. Marivaux croît qu’on peut changer les mœurs, que les hommes peuvent changer son afin d’adoucir les mœurs de la société.
      Comme la plupart des écrivains du XVIIIème siècle Marivaux va condamner les valeurs dominantes de ce siècle : la noblesse du sang et la fortune personnelle. Il va privilégier tout ce qui est le mérite personnel, la compassion, la rigueur morale, la générosité. Il va dénoncer la distance entre les riches et les pauvres. Les autres (Voltaire, Rousseau…) iront plus loin. Marivaux n’est pas un révolutionnaire mais c’est un réformiste. Il est toutefois scandalisé par le côté raffiné de la noblesse.
      L’absence d’amour dans cette comédie est frappante et elle témoigne des limites de la critique sociale. Marivaux reconnaît donc dans cette pièce une hiérarchie sociale et culturelle. On peut voir dans cette pièce, avec le rire d’Arlequin et son dépit à la fin, les rêves d’émancipation des valets.
      A la fin de l’œuvre on retourne à l’ordre établit. Marivaux tient le peuple à une certaine distance de l’aristocratie.

La dimension politique et morale :
      On a une métaphore de l’esclavage dans laquelle on a quelques éléments dans la pièce qui contestent les valeurs fondamentales et fondatrices de l’ancien régime. Marivaux dénonce le pouvoir des aristocrates. A la fin de la pièce, le peuple n’a toujours pas de pouvoir. En 1789, à la révolution, Marivaux incarne « les grâces mignardes de l’ancien régime » (d’après les révolutionnaires). On considère en 1789 que Marivaux n’a pas fait évoluer la société.

      Dans cette comédie l’un des thèmes principaux est la relation maître/valet qui revient souvent dans les pièces de théâtre.
      Le valet commence vraiment à s’émanciper dans les pièces du XVIIIème siècle. Le valet sert à informer le spectateur dans le sens où il sait plus que les autres. C’est aussi lui qui pose toutes les questions ; il est au centre de l’intrigue. C’est également lui qui va aider les gens. Il va aussi faire des ruses ; il accélère ou ralentit l’action dans une pièce, il va mettre tous les déguisements possibles.
      Certains valets deviennent les personnages principaux de la pièce. Certains d’entre eux en viennent à défendre leurs intérêts. Le personnage du valet va devenir de plus en plus complexe. Même dans le théâtre du XVIIIème siècle, le maître reste un personnage important. Le maître a toujours besoin du valet pour dire ce qu’il pense, ce qu’il éprouve. Certains valets sont les confidents ou conseillers du maître qui lui, recherche l’avis du valet. Celui qui est dans le bon sens, c’est le valet ; le maître est souvent dans l’excès.
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Merci à Pauline qui m'a envoyé cette fiche