Le Jeu de l'amour et du hasard

Marivaux - 1830

Acte III, Scène 8






Plan de la fiche sur la scène 8 de l'acte III de Le Jeu de l'amour et du hasard - Marivaux :
Introduction
Lecture du texte
Annonce des axes
Commentaire littéraire
Conclusion


Introduction

Le Jeu de l'amour et du hasard est une pièce de théâtre en trois actes écrite en prose par Marivaux et publiée en janvier 1730. Elle a été créée pour le théâtre Italien, à l'hôtel de Bourgogne pour un public plutôt aisé ; les représentations avaient lieu l'après-midi.
A la scène 8 de l'acte III les dialogues entre Silvia et Dorante sont imprégnés d'une situation de quasi-rupture. En effet, à la scène 12 de l'acte II, Dorante révèle son identité mais Silvia garde son travestissement.
Silvia est en position de supériorité puisqu'elle continue le jeu commencé au début de la pièce avec la complicité de son frère Mario qui se fait passer pour un rival amoureux de Dorante pour le pousser à se déclarer (Acte II, Scène 6).
Silvia veut obtenir un aveu d'amour malgré sa condition de suivante ce qui serait une preuve indéniable d'amour et donc une garantie de durabilité de leur relation.
Le jeu de travestissement continue donc jusqu'à la fin de la pièce.

C'est une scène de dépit amoureux puisque Dorante annonce son départ à Silvia pour qu'elle le retienne. Chacun des deux personnages veut pousser l'autre à se révéler, on assiste à l'évolution respective de leurs sentiments.


Lecture du texte

Le Jeu de l'amour et du hasard

Acte III
SCÈNE 8


DORANTE, SILVIA

DORANTE, à part.
Qu'elle est digne d'être aimée ! Pourquoi faut-il que Mario m'ait prévenu ?
SILVIA
Où étiez-vous donc Monsieur ? Depuis que j'ai quitté Mario je n'ai pu vous retrouver pour vous rendre compte de ce que j'ai dit à Monsieur Orgon. Je ne me suis pourtant pas éloigné ; mais de quoi s'agit-il ?
SILVIA, à part.
Quelle froideur ! (Haut.) J'ai eu beau décrier votre valet et prendre sa conscience à témoin de son peu de mérite, j'ai eu beau lui représenter qu'on pouvait du moins reculer le mariage, il ne m'a pas seulement écoutée ; je vous avertis même qu'on parle d'envoyer chez le notaire, et qu'il est temps de vous déclarer.
DORANTE
C'est mon intention ; je vais partir incognito, et je laisserai un billet qui instruira Monsieur Orgon de tout.
SILVIA, à part.
Partir ! Ce n'est pas là mon compte.
DORANTE
N'approuvez-vous pas mon idée ?
SILVIA
Mais... pas trop.
DORANTE
Je ne vois pourtant rien de mieux dans la situation où je suis, à moins que de parler moi-même, et je ne saurais m'y résoudre ; j'ai d'ailleurs d'autres raisons qui veulent que je me retire : je n'ai plus que faire ici.
SILVIA
Comme je ne sais pas vos raisons, je ne puis ni les approuver, ni les combattre ; et ce n'est pas à moi à vous les demander.
DORANTE
Il vous est aisé de les soupçonner, Lisette.
SILVIA
Mais je pense, par exemple, que vous avez du dégoût pour la fille de Monsieur Orgon.
DORANTE
Ne voyez-vous que cela ?
SILVIA
Il y a bien encore certaines choses que je pourrais supposer ; mais je ne suis pas folle, et je n'ai pas la vanité de m'y arrêter.
DORANTE
Ni le courage d'en parler ; car vous n'auriez rien d'obligeant à me dire : adieu Lisette.
SILVIA
Prenez garde, je crois que vous ne m'entendez pas, je suis obligée de vous le dire.
DORANTE
À merveille ! Et l'explication ne me serait pas favorable, gardez-moi le secret jusqu'à mon départ.
SILVIA
Quoi, sérieusement, vous partez ?
DORANTE
Vous avez bien peur que je ne change d'avis
SILVIA
Que vous êtes aimable d'être si bien au fait !
DORANTE
Cela est bien naïf. Adieu. (Il s'en va.)
SILVIA, à part.
S'il part, je ne l'aime plus, je ne l'épouserai jamais... (Elle le regarde aller.) Il s'arrête pourtant, il rêve, il regarde si je tourne la tête, je ne saurais le rappeler moi... Il serait pourtant singulier qu'il partît après tout ce que j'ai fait ? ... Ah, voilà qui est fini, il s'en va, je n'ai pas tant de pouvoir sur lui que je le croyais : mon frère est un maladroit, il s'y est mal pris, les gens indifférents gâtent tout. Ne suis-je pas bien avancée ? Quel dénouement !... Dorante reparaît pourtant ; il me semble qu'il revient, je me dédis donc je l'aime encore... Feignons de sortir, afin qu'il m'arrête : il faut bien que notre réconciliation lui coûte quelque chose.
DORANTE, l'arrêtant.
Restez, je vous prie, j'ai encore quelque chose à vous dire.
SILVIA
A moi, Monsieur ?
DORANTE
J'ai de la peine à partir sans vous avoir convaincue que je n'ai pas tort de le faire.
SILVIA
Eh, Monsieur, de quelle conséquence est-il de vous justifier auprès de moi ? Ce n'est pas la peine, je ne suis qu'une suivante, et vous me le faites bien sentir.
DORANTE
Moi, Lisette! est-ce à vous à vous plaindre ? Vous qui me voyez prendre mon parti sans me rien dire.
SILVIA
Hum, si je voulais, je vous répondrais bien là-dessus.
DORANTE
Répondez donc, je ne demande pas mieux que de me tromper. Mais que dis-je ! Mario vous aime.
SILVIA
Cela est vrai.
DORANTE
Vous êtes sensible à son amour, je l'ai vu par l'extrême envie que vous aviez tantôt que je m'en allasse, ainsi, vous ne sauriez m'aimer.
SILVIA
Je suis sensible à son amour, qui est-ce qui vous l'a dit ? Je ne saurais vous aimer, qu'en savez-vous ? Vous décidez bien vite.
DORANTE
Eh bien, Lisette, par tout ce que vous avez de plus cher au monde, instruisez-moi de ce qui en est, je vous en conjure.
SILVIA
Instruire un homme qui part !
DORANTE
Je ne partirai point.
SILVIA
Laissez-moi, tenez, si vous m'aimez, ne m'interrogez point ; vous ne craignez que mon indifférence et vous êtes trop heureux que je me taise. Que vous importent mes sentiments ?
DORANTE
Ce qu'ils m'importent, Lisette ? Peux-tu douter encore que je ne t'adore ?
SILVIA
Non, et vous me le répétez si souvent que je vous crois ; mais pourquoi m'en persuadez-vous, que voulez-vous que je fasse de cette pensée-là Monsieur ? Je vais vous parler à cœur ouvert, vous m'aimez, mais votre amour n'est pas une chose bien sérieuse pour vous, que de ressources n'avez-vous pas pour vous en défaire ! La distance qu'il y a de vous à moi, mille objets que vous allez trouver sur votre chemin, l'envie qu'on aura de vous rendre sensible, les amusements d'un homme de votre condition, tout va vous ôter cet amour dont vous m'entretenez impitoyablement, vous en rirez peut-être au sortir d'ici, et vous aurez raison ; mais moi, Monsieur, si je m'en ressouviens, comme j'en ai peur, s'il m'a frappée, quel secours aurai-je contre l'impression qu'il m'aura faite ? Qui est-ce qui me dédommagera de votre perte ? Qui voulez-vous que mon cœur mette à votre place ? Savez-vous bien que si je vous aimais, tout ce qu'il y a de plus grand dans le monde ne me toucherait plus ? Jugez donc de l'état où je resterais, ayez la générosité de me cacher votre amour : moi qui vous parle, je me ferais un scrupule de vous dire que je vous aime, dans les dispositions où vous êtes, l'aveu de mes sentiments pourrait exposer votre raison, et vous voyez bien aussi que je vous les cache.
DORANTE
Ah, ma chère Lisette, que viens-je d'entendre ! Tes paroles ont un feu qui me pénètre, je t'adore, je te respecte, il n'est ni rang, ni naissance, ni fortune qui ne disparaisse devant une âme comme la tienne ; j'aurais honte que mon orgueil tînt encore contre toi, et mon cœur et ma main t'appartiennent.
SILVIA
En vérité ne mériteriez-vous pas que je les prisse, ne faut-il pas être bien généreuse pour vous dissimuler le plaisir qu'ils me font, et croyez-vous que cela puisse durer ?
DORANTE
Vous m'aimez donc ?
SILVIA
Non, non ; mais si vous me le demandez encore, tant pis pour vous.
DORANTE
Vos menaces ne me font point de peur.
SILVIA
Et Mario, vous n'y songez donc plus ?
DORANTE
Non, Lisette ; Mario ne m'alarme plus, vous ne l'aimez point, vous ne pouvez plus me tromper, vous avez le cœur vrai, vous êtes sensible à ma tendresse, je ne saurais en douter au transport qui m'a pris, j'en suis sûr, et vous ne sauriez plus m'ôter cette certitude-là.
SILVIA
Oh, je n'y tâcherai point gardez-la, nous verrons ce que vous en ferez.
DORANTE
Ne consentez-vous pas d'être à moi ?
SILVIA
Quoi, vous m'épouserez malgré ce que vous êtes, malgré la colère d'un père, malgré votre fortune ?
DORANTE
Mon père me pardonnera dès qu'il vous aura vue, ma fortune nous suffit à tous deux, et le mérite vaut bien la naissance : ne disputons point, car je ne changerai jamais.
SILVIA
Il ne changera jamais ! Savez-vous bien que vous me charmez, Dorante ?
DORANTE
Ne gênez donc plus votre tendresse, et laissez-la répondre...
SILVIA
Enfin, j'en suis venue à bout ; vous, vous ne changerez jamais ?
DORANTE
Non, ma chère Lisette.
SILVIA
Que d'amour !



Annonce des axes

I. Scène construite comme une scène de dépit amoureux
1. Départ, rupture
2. Dialogue, explication où chacun essaie de piéger l'autre

II. Evolution des sentiments
1. Sentiments de Silvia
2. Sentiments de Dorante



Commentaire littéraire

I. Scène construite comme une scène de dépit amoureux

Scène de quasi-rupture, loin d'une scène retrouvailles, de partage.  Dorante annonce son départ imminent, il pense ne plus pouvoir prétendre à Silvia. Celle-ci sent son bonheur menacé puisqu'elle doit soit le laisser partir, soit lui révéler ses sentiments.

1. Départ, rupture

* Dorante part
Dorante annonce son départ « Cela est bien naïf. Adieu » : il pense que Silvia aime Mario et qu'il n'a plus rien à faire. Mais en même temps veut se faire désirer par Silvia.
S'il part vraiment, ce serait synonyme de rupture et ce serait un échec pour Silvia. Cela voudrait dire qu'il ne l'aime pas, elle perdrait le jeu et l'amour.

Lexique du départ : verbe « partir » et « s'en aller » et du retour : didascalies « L'arrêtant », « je ne partirai point ».

Tentatives de faire continuer la scène, chacun rappelle l'autre « J'ai encore quelque chose à vous dire ».

Chacun veut que l'autre fasse le premier pas. Les amoureux sont près de se séparer mais n'en ont envie ni l'un ni l'autre : « Partir ! Ce n'est pas là mon compte ».

Heureusement, Dorante fait demi-tour.

* Silvia part
Alors, c'est Silvia qui fait semblant de partir : elle veut tester l'amour de Dorante « Feignons de sortir afin qu'il m'arrête : il faut bien que notre réconciliation lui coûte quelque chose. »
Elle espère qu'il va la retenir parce qu'il est amoureux d'elle. En fait, elle ne veut pas vraiment partir. Mais si elle part vraiment c'est que Dorante ne l'aura pas appelée et son stratagème aura échoué. Là encore, Dorante la rappelle : « Restez, je vous en prie, j'ai encore quelque chose à vous dire ».
Moment difficile pour Silvia : elle veut continuer le jeu au maximum mais ne faut pas qu'elle le pousse trop loin non plus au risque de faire partir Dorante -> Conflit intérieur.

=> C'est Dorante qui a chaque fois fait le premier pas. Le jeu de Silvia est efficace.

2. Dialogue, explication où chacun essaie de piéger l'autre

Dorante donne la raison de son départ « J'ai de la peine à partir sans vous avoir convaincue que je n'ai pas tort de le faire » -> veut savoir ce que son départ ferait à Silvia.

Pose des questions, suggère : « Répondez donc ».
Prêche le faux pour avoir le vrai. « Vous êtes sensible à son amour, je l'ai vu par l'extrême envie que vous aviez envie que je m'en allasse, ainsi vous ne sauriez m'aimer ». Veut qu'elle affirme le contraire.

Chacun se donne des prétextes « je ne suis qu'une suivante », « Mario vous aime », « vous aviez envie que je m'en allasse ».

En affichant son identité supposée (« Je ne suis qu'une suivante et vous me le faites bien sentir »), Silvia veut tirer de Dorante la vérité sur ses sentiments sans trop en dire sur elle.
Ne l'aidera pas.

=> Jeu du chat et de la souris, de cache-cache. Eviter à tout prix le départ mais sans pour autant dire la vérité en premier.

Menaces et annonces de départ seulement apparentes : stratégie ultime => Marivaudage.


II. Evolution des sentiments

Evolution entre début et fin de la scène : paraissent gênés puis terminent heureux => Scène de compréhension.

1. Sentiments de Silvia

Aparté précédent le début du passage « Feignons de sortir » : idée d'une stratégie qui oblige Dorante à prendre une position plus nette.

* Porte son rôle au paroxysme
Fausse humilité et coquetterie : entretient le mystère « si je le voulais, je vous répondrais ».

Continue à jouer un rôle pour voir la réaction de Dorante.
Emploi du conditionnel et de tournures hypothétiques -> Se faire désirer, chercher à se faire prier.
Fait tout pour égarer Dorante avec exclamations, interrogations…
Sème le doute « Qu'en savez-vous ? ».

Elle s'anime pour paraître la plus vraisemblable possible.
Rejeter l'impossibilité d'aimer est une manière de faire comprendre le contraire : « je ne saurais vous aimer : qu'en savez-vous ? »
Cherche à se faire prier : « ne m'interrogez point »

Tente d'éveiller la curiosité et l'animation de Dorante en lui disant quelque chose qui va le faire réagir : « Que vous importent mes sentiments ? ».

Tirade : Joue de plus en plus avec son personnage de Lisette.
Aller au maximum de son rôle => théâtre dans le théâtre.
=> Jeu subtil de suggestions de sentiments, de mensonges déguisés… C'est bien le Jeu de l'amour (et du hasard).
Si elle garde son rôle si longtemps, c'est par peur de l'avenir, de la déception. Elle veut en savoir le plus possible sur Dorante et le déguisement la protège et la rassure.

* Avoue ses craintes et son amour
Fossé entre jeu de  Silvia et sincérité de Dorante, mais aussi la situation de Lisette et celle de Dorante. Opposition entre « vous » et « moi ».

Fait transparaître dans sa tirade sa crainte de l'infidélité, d'autant plus importante puisqu'elle n'est qu'une simple servante « Votre amour n'est pas une chose bien sérieuse pour vous ».
Insiste sur la distance sociale qui les sépare pour qu'il fasse l'effort de s'approcher « les amusements d'un homme de condition ».

Succession de questions -> faire réfléchir et avouer son importance pour la fidélité, la durabilité de l'engagement.

=> Silvia joue Lisette mais avec les peurs de Silvia.

Amour placé hypothétiquement : « je me ferais un scrupule de vous dire que je vous aime ». Importance de l'hypothèse et du conditionnel, comme des aveux implicites « vous dire que je vous aime ».
=> Façon de chercher à ce que Dorante affirme encore plus son amour.
Affecte de cacher ses sentiments, mais même si retenue, parle d'amour.
Aveux implicites d'amour : « Qui voulez-vous que mon cœur mette à votre place ? ».

But de Silvia : aveu d'un amour plus fort, absolu.

Silvia : éloquence oratoire. Grand pouvoir de persuasion dans cette tirade, ce qui montre l'importance que le sujet a pour elle.
Utilisation de litotes.

Langage quelque peu invraisemblable dans son rôle de domestique. Dorante pourrait s'en apercevoir mais est tout entier pris à démontrer son amour pour Silvia.
Changement depuis le début de la scène : Silvia ne veut pas le laisser partir, les choses deviennent plus claires.

2. Sentiments de Dorante

* Pense qu'il va perdre Silvia
Jaloux de Mario + douteux, inquiet.
Veut la convaincre de son amour mais il y a Mario. Alors, voudra-t-elle de lui ?
=> Souffrance et angoisse.
Croit la voir partir et la perdre -> l'empêche de sortir -> a réagi au jeu de Silvia.
Dorante est en situation d'infériorité : dépendant de la stratégie de Silvia.
En position d'attente : « Répondez donc ».
Veut que Silvia soit aussi amoureuse de lui -> Abnégation de l'amour.

Dorante devient pressant :
- Questions pressantes « Je vous en conjure »
- « par tout ce que vous avez de plus cher au monde »
- Affirmations qu'il aimerait voir démenties « ainsi, vous ne sauriez m'aimer ».

* Se laisse aller à son amour
1er aveu : amour nettement exprimé, étape franchie, tutoiement : « Peux-tu douter encore que je ne t'adore ? ».

Silvia est contente mais intériorise son euphorie -> Tirade.
=> Dorante complète son aveu et répond aux conditions posées par Silvia. « Mon cœur et ma main t'appartiennent ».
Paroles passionnées. Hyperboles. Métaphore de l'amour feu « Tes paroles ont un feu qui me pénètre, je t'adore,  je te respecte ».
Déclaration d'amour total : caractère péremptoire de l'aveu et demande en mariage « Il n'est ni rang, ni naissance, ni fortune qui ne disparaisse devant une âme comme la tienne » -> Triple négation pour mieux affirmer son amour.

=> Silvia a eu ce qu'elle voulait : Dorante l'aime pour ce qu'elle est et non pas pour sa noblesse (Dorante ne sait pas encore que c'est une maîtresse noble).
=> Silvia a triomphé. A obtenu l'aveu de Dorante sans se dévoiler.
Elle a du mal à cacher sa joie mais garde la maîtrise d'elle-même jusqu'au bout. Elle poursuit le jeu jusqu'au maximum. Elle veut le rassurer mais profite encore.
Elle reste prudente et habile « Savez-vous bien que vous me charmez, Dorante ? ».

Arrivée du père qui va permettre la révélation des identités.


Conclusion

Scène du dépit amoureux traditionnel de la comédie qui correspond avec la notion de jeu de la pièce. C'est ici un jeu psychologique sur les sentiments avec un risque de rupture, mais le spectacle se concentre finalement sur la découverte mutuelle des sentiments. Silvia attend le plus longtemps possible afin d'être épousée pour elle. Tout est fait pour le « Triomphe de l'amour » qui est aussi le titre d'une pièce de Marivaux.


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Merci à Madeleine pour cette fiche sur Le Jeu de l'amour et du hasard - Marivaux