Huis clos

Jean-Paul Sartre




Introduction

Pièce de théâtre, en un seul acte.
Date : 1943 (première représentation théâtrale le 27 mai 1944 au théâtre du Vieux Colombier à Paris)
Auteur : Jean-Paul Sartre (21 Juin 1905 / 15 Avril 1980) écrivain, philosophe, dramaturge, romancier, nouvelliste et essayiste. Figure importante de l'existentialisme et engagé en politique d'extrême gauche.



Intrigue

Situation initiale : Joseph Garcin et un garçon d'étage arrivent dans une chambre d'un bâtiment sans fenêtre dont la décoration rudimentaire ne comporte ni glace ni salle de bain. On apprend plus tard que ce bâtiment est en fait une représentation de l'enfer, il ne possède donc aucune issue.


Action

- Le garçon d'étage amène dans la pièce ou loge Garcin une femme nommée Inès Serrano employée de poste ainsi qu'une femme appartenant à la bourgeoisie, Estelle Rigault.
- Tous les trois réunis décident de se raconter leur vie ainsi que leur mort afin de savoir pourquoi ils ont été réunis. Estelle est morte de pneumonie alors qu'Inès est morte par le gaz. Garcin quant à lui est mort de 12 balles dans la poitrine.
- Estelle angoisse de ne plus se voir. Inès lui propose donc d'être son miroir et de lui décrire ce qu'elle voit. Joseph lui préfère se plonger dans le mutisme afin de ne risquer aucune torture de la part de ses camarades de chambres (il a compris qu'en l'absence de bourreau, les pensionnaires étaient montés les uns contres les autres afin qu'ils s'auto-torturent).
- Inès veut tuer Estelle à petit feu en s'immisçant dans sa vie. Cette dernière en manque de relations physiques essaye de manipuler Garcin pour qu'il s'abandonne à elle. Ce dernier n'y arrive pas à cause du regard insistant que porte constamment Inès sur eux car elle même est amoureuse de lui. La pièce se termine ainsi chacun des personnages comprenant qu'il ne peut rien faire pour améliorer sa situation et qu'elle restera ainsi pour l'éternité.


Personnages

- Joseph Garcin : il est publiciste et homme de lettre. Gentleman ironique aux manières parfois hautaines, parfois décalées. Il vit à Rio et meurt de 12 balles dans la peau. Il dirigeait un journal pacifiste et lorsque la guerre a éclatée, il a été fusillé. Il a été condamné à l'enfer car il avait torturé sa femme. Cette dernière ayant été sauvée par Garcin et ne lui faisait jamais de reproches, Garcin en profitait pour la torturer et jouer avec son mental dès que l'occasion s'en présentait.
- Inès Serrano : femme maniaque et hautaine qui fait semblant de ne pas aimer les manières de Garcin et lui fait sans cesse des reproches. Elle prétend également ne pas aimer les hommes. Elle est en enfer car elle a poussé la femme d'un de ces amis à se tuer en relevant sans cesse les défauts de ce dernier. La femme a donc une nuit décidé d'en finir et a ouvert le robinet de gaz pendant qu'Inès dormait puis elle s'est suicidée de la même manière.
- Estelle Rigault : femme appartenant à la bourgeoisie et particulièrement attentive a l'image qu'elle renvoie. Elle est issue d'une famille modeste et a pu s'élever dans la société grâce à son mari. Elle l'a ensuite trompé avec un homme dont elle a eu un enfant involontairement. Elle a donc noyé l'enfant sous les yeux de son amant qui s'est suicidé. Elle est ensuite retournée près de son mari et elle est morte d'une pneumonie.


Scènes

- Arrivée de Garcin en enfer : description du lieu énigmatique : on ne comprend pas avant plusieurs scènes qu'il s'agit de l'enfer. Absence de mobilier hormis un coupe papier, un bronze et 3 canapés.
- Chanson de Garcin : elle raconte toute son histoire. On pourrait en faire un poème : écrite en vers, alexandrins et rimes plates.
- Tirade de Garcin sur l'enfer : il y décrit ce qu'il est en train de vivre et le compare à l'idée qu'il en avait lorsqu'il était encore vivant. Il comprend que tout était prévu et prend la situation comme un coup fatal du destin.
- Description de l'histoire des personnages : chacun explique comment il est mort et pourquoi il est allé en enfer. Description pathétique voir ironique de leurs actes respectifs.


Citations de Huis clos

- « Pas besoin de grill : l'enfer c'est les Autres » scène 5
- « On n'attrape pas les pensées avec les mains » scène 5
- « Plutôt cent morsures, plutôt le fouet, le vitriol, que cette souffrance de tête, ce fantôme de souffrance, qui frôle, qui caresse et qui ne fait jamais assez mal. »




Style

- description
- ironie
- existentialisme
- comique de caractère et de situation


Indices du genre

- utilisation de majuscules
- passages en italiques
- didascalies

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Merci à Justine pour cette fiche sur Huis clos, de Sartre