Les Mémoires d'Outre-Tombe

Préface

Chateaubriand




Introduction

Préface aux Mémoires d’Outre-Tombe : écrite en 1809.


Lecture du texte


Annonce des axes



Etude méthodique


I. Une argumentation structurée

a. Premier paragraphe

Mise en relief de la contradiction apparente : « inconséquence », absence de logique. « souvent » : aspect constant de cette pensée. Expression catégorique du refus dans une auto-citation. Une prise de position ferme sur un acte vaniteux et préjudiciable à « la paix des familles ». « belles » l.5 : ironie, autodérision.
Opposition passé composé/ participe présent. (action en cours) : la suite va invoquer les raisons de l’écriture, un débat ouvert à lui-même (« mes propres, me faire illusions »).

b. Second paragraphe

Justification par des raisons personnelles : confidentialité, dialogue avec lui-même : d’abord un acte intime, pour lui (Montaigne) …

c. Troisième paragraphe

« mais » l.51 : rupture. D’abord Chateaubriand donne des raisons concernant sa vie publique (littéraire et politique), puis un désir de réhabilitation d’une image altérée par les ennemis.
« mais » : interrogation sur l’authenticité de l’autobiographie, une réponse optimiste


II. Les arguments avancés

a. Les raisons d’ordre intime (l.9-18)

« mien propre, vie privée », « de moi à moi-même » : dimension intime. « je n’ai jamais été heureux » (l.12) : affirmation catégorique, illustre un idéal inaccessible.
La clause de confidentialité : « aucun nom »
(dès l.14) exclusion d’autrui (« personne »…), chacun est une énigme pour les autres.
« le fond de mon cœur » : introspection

Chateaubriand veut mettre à jour le refoulé, l’occulté, une démarche personnelle, confidentielle, « de soi à soi » qui exclut le lecteur, révélation du Moi profond.

b. Les raisons d’ordre personnel (l.19-34)

- « je veux » : affirmation catégorique d’une tentative pour rendre compte des mystères du cœur humain, exploration du moi profond : paradoxe « expliquer mon inexplicable cœur »
- L.19-21 : rythme binaire, oppositions, rupture passé (« chimères, illusions, songes ») et présent. Le temps de la maturité : déclin fatal. Point du rupture : Chateaubriand est conscient d’être à un point crucial de sa vie et entreprend de se révéler « sans contrainte » (l.25).
- « en rentrant, en rappelant » : plonger au cœur du passé regretté : opposition entre une réalité hostile et le paradis perdu de ses souvenirs.
- L.30 : toujours oppositions : des 2 champs lexicaux « vérité de l’histoire et histoire de mes songes » : plus de vérité dans ses songes.
Il veut s’évader du présent, souligner l’importance des chimères, faire le point.

c. Les raisons d’ordre public (l.35-57)

- Le constat d’être un homme publique : « mémoires ». Proie de biographes de métier : description ironique très péjorative, « biographes marchands » : aspect pécunier. Chateaubriand critique leurs méthodes : retranscrire des ragots sans souci de vérité, « le soir/le matin » : absence de recul critique => du coup, il se charge lui-même de cette tâche.
- Le succès amène des ennemis (politiques et littéraires). Hyperboles (« les hommes, toutes.. ») : justicier de son temps : vision qui dénote l’orgueil… dimension narcissique de l’entreprise.
- Dénonciation vigoureuse de son siècle « corrompu » … : procédé constant hyperboles.
- « un monument » pour être jugé. Chateaubriand soulève les difficultés inhérentes au genre : « mais » introduit une réflexion. Modalisateurs : objections qui amènent le pacte autobiographique => il opte pour la vérité.


Conclusion

C'est le romantique qui parle, submergé par les émotions.
L’emploi de la première personne = lyrisme = débordement du moi.
Thème romantique :
         - quête de l'impossible bonheur
         - héros solitaire, passionné

Elargir sur Rousseau : l’un veut être jugé sur sa vie privée, l’autre sur sa vie publique.





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