Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau

Résumé (livres I à IV)






Plan du résumé - Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau :
Livre I
Livre II
Livre III
Livre IV




Livre I

Début des Confessions : La profession de foi

"Ma naissance fut le premier de mes malheurs" ; "Je naquis infirme et malade" ; "J'étais né presque mourant" ; "J'apportais le germe d'une incommodité que les ans ont renforcée".
La mère de Jean-Jacques Rousseau est décédée à sa naissance, il a été élevé par une sœur de son père : "Chère tante, je vous pardonne de m'avoir fait vivre."

Justification de l'écrit : se justifier, tout dire. Voir le lexique : "Trompette du jugement dernier"… "souverain juge… Je me suis montré tel que je fus…"


1712 – Né en 1712, le 28 Juin

Père : Isaac Rousseau, horloger, issu d'une famille de 14 enfants.
Mère : Suzanne Bernard, d'une famille plus riche.
Formation du couple parental dès l'enfance, modèle qui sera repris dans L'Emile.
Neveu de Gabriel Bernard. Les frère et sœur de ses parents se sont mariés ensemble et ont donné un cousin à Jean-Jacques, avec lequel il a donc des liens privilégiés.

La première enfance :
"J'ignore ce que je fis jusqu'à 5 ou 6 ans", "Je ne sais comment j'appris à lire"
Jean-Jacques lit des romans laissés par la mère, donc destinés à des adultes, ce qui établit une intimité particulière avec le père. Lecture passionnée.
=> "J'acquis une intelligence unique sur les passions" et "se forma cet esprit libre et républicain, ce caractère indomptable et fier".

Evocation de son frère :
"J'avais un frère plus âgé que moi de 7 ans". Ce frère est dépeint comme un libertin. Rousseau pense que c'est parce que ce frère a été négligé à cause de lui.
Le frère disparaît de la maison et Jean-Jacques se trouve enfant unique.
Retour sur sa personnalité : se dit un enfant "normal" : polisson, parfois menteur, capable de méchantes farces (anecdote de la marmite de Mme Clot, dans laquelle il a uriné).

Première rupture :
Suite à une querelle avec un M. Gautier, capitaine en France, le père de Jean-Jacques Rousseau quitte Genève. Jean-Jacques se trouve placé sous la tutelle de son oncle Bernard. Heureux souvenir de la présence et de la douceur de sa tante, à qui il dit devoir son goût pour la musique.


1722 – Mis en pension avec son cousin chez M. Lambercier

A Bossey
* Episode de la fessée (Mlle Lambercier est la sœur de M. Lambercier).
* Episode du peigne cassé.
* Episode de la plantation du saule, et du détournement de l'irrigation.


1724 – Fin Août – Retour à Genève

Retour chez l'oncle Bernard. On cherche quelle profession enseigner à Je  n Jacques Rousseau.
Premiers émois amoureux pour Mlle de Vulson et Mlle Goton.
Jean-Jacques explique qu'il est manipulé par les femmes, bafoué parce qu'il est naïf et sincère.
Premier essai d'apprentissage : chez M. Masseron, greffier de la ville :
 "L'espoir de gagner force écus par une voie ignoble flattait peu mon humeur hautaine ; l'occupation me paraissait ennuyeuse, insupportable… Enfin je fus renvoyé du greffe ignominieusement pour mon ineptie (…) il fut prononcé que je n'étais bon qu'à mener la lime."


1725 – Avril – Mise en apprentissage chez Ducommun (Genève)

 Apprentissage du métier de graveur
Rousseau présente cette expérience comme une destruction de son éducation précédente :
 Destruction morale, perversion :
 "Je devins craintif chez mon maître, et dès lors, je fus un enfant perdu."
 "Tout ce que je voyais devenait pour mon cœur un objet de convoitise, uniquement parce que j'étais privé de tout."
 "Voilà comment j'ai appris à convoiter en silence, à me cacher, à dissimuler, à mentir, et à dérober enfin…"
 Apprentissage du vol, d'abord pour les autres (Verrat), enfin pour lui-même :
* Episode des asperges
* Episode des pommes
* Autre récit de "vol" : les 7 livres 6 sols du billet d'opéra : le récit le présente comme un transfert d'argent . Il n'a pas volé l'argent, il en a "volé l'emploi".

La lecture et ses influences :
"Se nourrir des situations (…) se les rappeler, les varier, les combiner (…) se les approprier(…) je devins(se) un personnage que j'imaginais." 
Refuge dans l'imaginaire :
"L'état fictif où je venais à bout de me mettre me fit oublier mon état réel dont j'étais si mécontent."


1728 – 14 Mars – Les portes fermées, le départ de Genève

Les portes de la ville de Genève sont fermées quand il tente de rentrer, un soir, avec ses camarades, après une promenade dans la campagne. Les autres décident d'attendre et s'amusent de la situation. Rousseau interprète cela comme un signe du destin. Il refuse de rentrer au matin, à l'ouverture des portes. Il décide de partir : "Je leur dis adieu pour jamais."

Fin du livre premier :
Expression d'une forme de regret : "J'aurais été …"  (anaphore 4 fois)
Evocation d'une vie simple et douce : "Bon citoyen, bon chrétien, bon père…", "Au lieu de cela (…) ce triste sujet", annonce du livre II.



Livre II

* Voyage d'une semaine avant la rencontre avec Mme de Warens
"J'errai quelques jours autour de la ville", Jean-Jacques est recueilli et nourri par des paysans.

* Passage à Confignon (deux lieues de Genève). Rencontre avec le curé, M. de Pontverre.
Rousseau reste chez M. de Pontverre quelques jours.
M. de Pontverre ne songe pas à le renvoyer chez lui (ce qui aurait été logique) mais à l'en éloigner pour faire une âme catholique de plus.
Exposition des idées de Rousseau sur la morale religieuse, faussée par le fanatisme.
M. de Ponverre l'envoie chez Mme de Warens, à Annecy


1728 – 21 Mars – Jour de Pâques fleuries (rameaux) - Annecy

* Rencontre de Mme de Warens
Eblouissement, évocation d'un trouble amoureux.
Présentation de Mme de Warens :
Louise Eléonore, née avec le siècle. 28 ans au moment de la rencontre.
Mariée, pas d'enfants. S'est enfuie de chez elle, (elle a passé le lac), pour "venir se jeter aux pieds du roi Victor-Amédée, roi de Sardaigne.". Le roi est un catholique zélé.
Elle "a abandonné son mari, sa famille et son pays" et a fait abjuration au couvent de la Visitation.
Concernant sa naissance et son éducation : orpheline de mère à sa naissance, "elle avait appris un peu de sa gouvernante, un peu de son père et beaucoup de ses amants" (surtout M. de Tavel).
Plaidoyer de Jean-Jacques pour Mme de Warens dans lequel il justifie son changement de religion.
Reconnaissance du sentiment qu'il éprouve pour elle (amour, désir mais aussi inquiétude et jalousie).
Renaissance de Jean-Jacques : "Je retrouvai tout le feu que j'avais perdu chez mon maître."
Préparation de la conversion de Jean-Jacques. Il va être envoyé à Turin dans un hospice pour recevoir l'instruction des catéchumènes.
Le père de Jean-Jacques arrive pour le retrouver le lendemain de son départ pour Turin. Il se contente de pleurer sur son sort au lieu de le poursuivre (ils sont à cheval et lui à pied). Rousseau rappelle que la même mésaventure était arrivée à l'oncle Bernard à Confignon. Il y voit un signe du destin, mais propose une autre explication en ce qui concerne son père : celui-ci s'est remarié. Il a une autre famille à charge. Tant qu'il ne retrouve pas Jean-Jacques, il peut bénéficier de la part de l'héritage de sa mère. Rousseau pose alors ici le problème de l'intérêt et du devoir => l'intérêt pervertit le devoir.

Jean-Jacques Rousseau adolescent
Jean-Jacques Rousseau adolescent, artiste inconnu
Mme de Warens
Mme de Warens, artiste inconnu


1728 – 24 Mars (mercredi saint) – départ pour Turin

Fait la route avec M. et Mme Sabran. Mme Sabran "plus tranquille le jour que la nuit". Rousseau affirme encore une fois son innocence et affirme, alors qu'il dormait dans leur chambre, qu'il ne comprenait pas ce qui se passait.
Le voyage imprime chez Rousseau le goût des voyages pédestres, dont il ne se départira jamais. Il procède en cheminant à une recomposition du monde, proche d'une vision de l'Eden.


1728 – 12 avril – entrée à l'hospice de Turin (date dans le registre des entrées)

* Vers la conversion :
Suite d'évocations et de réflexions sur le sens de la démarche.
"Je fus mené à l'Hospice des catéchumènes pour y être instruit dans la religion pour laquelle on me vendait ma subsistance"
Vocabulaire mercantile pour le "commerce de la religion".
Rappel de son passé, mais examiné sous l'angle de la religion : "Je devins polisson mais non un libertin."
Réflexion sur la place de la religion dans l'éducation "La foi dogmatique est un fruit de l'éducation." et sur le rôle de l'affectif dans les manifestations religieuses.
Rousseau évoque un débat intérieur face à la conversion. A propos de la sienne : "J'allais vendre la mienne."
Analyse des deux religions. Conclusion : le protestantisme = discussion ; le catholicisme = soumission.
Rousseau se montre rétif à l'enseignement du catholicisme.
Anecdote du "Maure" : première expérience de l'homosexualité. Réflexion sur l'attitude de l'homme d'Eglise à propos de cet acte et qui en parle avec naturel.
A partir de cette anecdote, Rousseau construit un raisonnement montrant que l'attrait pour les femmes est logique.

* Conversion le 23 Avril 1728 (date du registre)
"Solennité édifiante pour le public mais humiliante pour moi."
La date de sortie de Jean-Jacques n'est pas mentionnée dans les registres : "On ferma sur moi la porte, et tout disparut.".  Voir la symbolique de la fermeture des portes qui rappelle celles de la ville de Genève.

* Suite du périple
"Réduit à coucher dans la rue …" mais le sentiment de liberté est retrouvé.
"Après un long esclavage redevenu maître de moi-même."
           
Rousseau trouve un logis chez la femme d'un soldat, rue du Pô. Visite la ville et ses environs. Eveil à la musique. Importance de l'imagination.
Rousseau va proposer ses services de boutiques en boutiques.
Rencontre de Mme Basile, surveillée par un serviteur en l'absence de son mari.
Trouble amoureux envers Mme Basile. Episode du miroir.
Retour du mari = Jean-Jacques mis à la porte.


1728 – 25 Juillet – Entrée chez Mme de Vercellis - Turin

Placé chez Mme de Vercellis. Femme malade, atteinte d'un cancer au sein.
Principal emploi = écrire des lettres sous sa dictée.   
Analyse d'une situation de concurrence avec M. Lorenzi. Rousseau évoque des gens adroits qui se sont introduits auprès d'elle. Montre que l'argent, l'intérêt brisent les relations affectives et intellectuelles, ce qui renvoie à l'histoire du père. Ces gens détournent Jean-Jacques qui pourrait être un concurrent.

Mort de Mme de Vercellis (19 Décembre 1728) : Rupture de ton dans le récit. Réflexion sur la mort et l'attitude religieuse face à la mort ; le secours de la religion. Jean-Jacques reçoit un petit pécule en héritage.
"L'affaire du ruban" " Crime" ; "Insupportable poids des remords".
Jean-Jacques a volé un ruban pendant l'inventaire de la succession. On accuse la servante Marion. Jean-Jacques ne se dénonce pas.
Suite au récit du vol, et à son explication, évocation de remords quant à l'avenir qu'il a ainsi réservé à la servante.
"Je puis dire que le désir de m'en délivrer en quelque sorte a beaucoup contribué à la résolution que j'ai prise d'écrire mes confessions.".



Livre III

"Je retournai chez mon ancienne hôtesse, et j'y restai cinq ou six semaines."
Oisiveté, ennui que Jean-Jacques trompe en se divertissant par des manœuvres exhibitionnistes. La dernière expérience tourne mal.
Jean-Jacques va voir un abbé savoyard, M. Gaime, qui lui apprend à "être à sa place". M.Gaime sera à l'origine du "vicaire savoyard" (Emile, ou de l’éducation).
M. Gaime l'emmène chez M. de Gouvon dont le fils est l'abbé de Gouvon.


1729 – mi-février – entrée chez M. de Gouvon – Turin

Séduit par Mlle de Breil : "un roman" achevé sans conclusion : "Je ne suis pas heureux dans la conclusion de mes amours."
Jean-Jacques vit chez l'abbé de Gouvon qui décide de lui enseigner le latin :"Je devins le favori de la maison à la grande jalousie des autres domestiques.".
Jean-Jacques retrouve Bâcle, un ancien camarade d'apprentissage. Il se dit "engoué de Bâcle". Veut le suivre à Genève.  Dans ce projet de retour, il y a le goût du voyage, mais aussi la secrète idée de revoir Mme de Warens ("J'entrevoyais Mme de Warens"). Fait tout ce qu'il faut pour être mis à la porte de chez M. de Gouvon, ce qui réussit. "J'eus l'indignité de partir sans aller remercier M. L'abbé.".


1729 – fin du printemps ? – sur les routes avec Bâcle vers Genève

Le périple dure environ six semaines. La datation de Rousseau est floue et aucune trace tangible ne permet d'établir exactement la date de son départ. Il est toutefois certain que le passage du col du Mont-Cenis n'était guère praticable avant la fin du printemps.
Usage de la fontaine de Héron pour amuser la foule et gagner les repas.
Bâcle l'abandonne en arrivant à Annecy.


1729 – été – Retour chez Mme de Warens – Annecy

"Me voilà donc établi chez elle. Cet établissement ne fut pourtant pas encore celui dont je date les jours heureux de ma vie, mais il servit à le préparer."
Situation de la maison et de l'intérieur.
Familiarité établie : "Petit fut mon nom. Maman fut le sien."
Jean-Jacques est employé à son service pour herboriser et fabriquer des élixirs. Le reste du temps est passé dans la lecture.
"Cette vie était trop douce pour pouvoir durer."
Mme de Warens essaie de placer Jean-Jacques auprès de M. d'Aubonne. Echec. Il est jugé "garçon de peu d'esprit".
Réflexion sur lui-même : "je sens tout et je ne vois rien. Je suis emporté mais stupide." Se décrit comme un intuitif. Enchaîne sur les réflexions concernant son écriture et analyse sa démarche : désordre, agitation qu'il faut ensuite ordonner et reprendre. Il ne se reconnaît aucun esprit d'à propos et passe donc pour un sot.
Mme de Warens a donc pour projet de le faire instruire au séminaire, dont le supérieur est M. Gros.

*Entrée au séminaire (entre fin août et début octobre)
"J'allai au séminaire comme j'aurais été au supplice".
Dans un premier temps, Jean-Jacques est dirigé par un lazariste très dur. Mais M. Gros le confie ensuite à M. Gâtier, avec lequel il essaie de travailler. Mais "j'avançai peu en travaillant beaucoup."
Jean-Jacques a le droit de sortir tous les dimanches.

* 16 Octobre 1729 : Incendie du couvent des Cordeliers, bâtiment attenant à la maison de Mme de Warens. L'évêque, en visite ce jour-là, entraîne tout le monde dans une prière. Jean-Jacques s'y joint. Brutalement, le vent change de direction et la maison de Mme de Warens est sauvée. Jean-Jacques témoignera de ce "miracle" pour la béatification de l'évêque, 12 ans plus tard, et non pas 2 comme il le dit dans le texte.

*Echec de sa formation au séminaire.
"On me rendit à Mme de Warens comme un sujet qui n'était pas même bon pour être prêtre.".  Mme de Warens ne l'abandonne pas.

* Rencontre de M. Le Maître
Musicien parisien, maître de musique de la cathédrale. Jean-Jacques entre à la maîtrise (sans doute début octobre 1729). Il y passe six mois. Mais cette vie, quoique "toujours chantante et gaie" ne convient pas à Jean-Jacques.
Période assez calme :"J'étais fait pour aimer l'indépendance et pour n'en abuser jamais.", "Tout le monde était content de moi (…) Je n'avais point fait de sottises.". Mais perturbation annoncée.


1730 – février – Rencontre de Venture

"Un soir du mois de Février", arrivée de Venture. Description de Venture.
Jean-Jacques "s'engoue" de Venture.
Intérêt grandissant pour ce personnage, que Mme de Warens ne regarde pas favorablement. Mauvaise influence sur Jean-Jacques. La séparation se fera par le "hasard".


1730 – début avril – départ de M. Le Maître

M. Le Maître est en conflit avec les chanoines de la Maîtrise. En réalité, il buvait et cela lui gâtait le caractère. Il décide de partir et d'emporter sa musique dans une grande caisse.
Mme de Warens charge Jean-Jacques de le suivre et Claude Anet (son fidèle domestique) de l'accompagner jusqu'à Seyssel (35 km) où ils prendront un âne pour porter la malle.


1730 – fête de Pâques – Belley – 4 ou 5 jours de repos

Route vers Lyon

Lyon : logés à Notre-Dame de Pitié
Deux jours après l'arrivée à Lyon, Jean-Jacques abandonne M. Le Maître, effrayé par les crises dont il est atteint. De cet abandon en pleine rue il écrit : "Grâce au ciel, j'ai fini ce troisième aveu pénible.".
Nouvelles réflexions sur l'écriture : " J'écris absolument de mémoire, sans monuments, sans matériaux qui puissent me la rappeler. Il y a des événements de ma vie qui me sont aussi présents que s'ils venaient d'arriver; mais il y a des lacunes et des vides que je ne peux remplir qu'à l'aide de récits aussi confus que le souvenir qui m'en est resté.".
Décision de rentrer à Annecy : "Je n'avais de désir pour rien que pour retourner auprès de Maman."

* Mme de Warens est partie pour Paris

Les raisons de ce voyage sont  politiques. Mme de Warens semble avoir été choisie comme ambassadrice pour intriguer en faveur du duc d'Aubonne. Il y a confusion dans le souvenir de Rousseau. Le roi Victor-Amédée n'abdiqua que le 3 septembre 1730.
Mme de Warens quittera Paris le 24 Juillet et séjournera 15 jours à Lyon avant de rejoindre Chambéry.





Livre IV

"J'arrive et  je ne la trouve plus."
Jean-Jacques décide de rester à Annecy pour attendre des nouvelles de Mme de Warens.
Il retrouve alors Venture.

* Il est "agacé" par Mlle Giraud qui ne l'intéresse pas parce qu'elle n'est pas d'un rang assez élevé : "Il me fallait des demoiselles.".

* Episode avec Mlle Galley et Mlle de Graffenried
Mise en situation romantique (décor, demoiselles à cheval). Passe la journée avec elles. Episode des cerises. Encore une expérience "amoureuse" sans conclusion. Rousseau fait alors l'éloge de la sagesse qui donne davantage de plaisir que les amours conclues.

* Venture l'introduit auprès de M. Simon (Juge-mage). Description assez noire de M.Simon.

* Tentative pour retrouver Mlle Galley = lettres.


1730 – juillet – Voyage vers Fribourg

Rousseau part avec la Merceret. Passe par Genève, où il ne va voir personne. Passe par Nyon où il va voir son père, une journée (retrouvailles affectueuses). Le voyage dure environ 8 jours. Jean-Jacques ne reste pas à Fribourg et repart vers Lausanne. Arrive sans argent mais refuse d'aller voir sa belle-mère.


1730 – juillet – Lausanne

Pour subvenir à ses besoins, Jean-Jacques décide de faire comme Venture, enseigner la musique et se dire de Paris. Il change son nom et s'appelle Vaussore de Villeneuve. Il se donne pour compositeur. Son premier essai est une catastrophe. Et pour cause, il reconnaît ne pas savoir lire la musique. => Etude de l'extrait Le concert de Lausanne
Il se plaint de ne plus recevoir de correspondances de Mlles Galley et Graffenried.
Il fait une promenade de 2 ou 3 jours vers la ville natale de Mme de Warens (Vevey).

Reste à Lausanne de fin juillet à fin octobre. Continue de faire le "maître de musique" : "J'apprenais insensiblement la musique en l'enseignant.".

Passe l'hiver à Neufchâtel.


1731 – avril – rencontre de l'archimandrite de Jérusalem

Archimandrite = supérieur d'un monastère grec
Jean-Jacques décide de le suivre, pour lui servir de "secrétaire et d'interprète".
* Début de la "tournée" par Fribourg, puis Berne, puis Soleure.
* Rencontre de M. Gaudard, qui cherche quelqu'un pour le service de son neveu dans un voyage à Paris et engage Jean-Jacques.


1731 – juin – départ pour Paris

"Je mis à ce voyage une quinzaine de jours."
Découverte de Paris qui lui laisse une impression qui ne le lâchera jamais. Déception, impression de pauvreté par rapport à ce qu'il avait imaginé. Déception également à l'Opéra.

Recherche de Mme de Warens : il apprend qu'elle est repartie.
Rousseau exprime ses regrets de n'avoir pas tenu de journaux de voyages. Il rappelle l'importance de l'impulsion physique de la marche dans son imagination et sa création intellectuelle.
* Déçu du sort que lui réservent le colonel Gaudard et son neveu, il décide de repartir, d'autant que les nouvelles de Mme de Warens sont imprécises : "On ne savait si elle était allée en Savoie ou à Turin, et quelques personnes la disaient retournée en Suisse.".
* Sur le chemin du retour, vers Lyon, épisode du paysan obligé de cacher ses revenus pour échapper à l'impôt.
Réflexion politique : prise de conscience de l'inégalité des lois.
* Arrivé à Lyon, recherche de Mme de Warens chez Mlle du Chatelet. Aucune certitude du lieu où elle peut être. Jean-Jacques décide d'attendre de ses nouvelles à Lyon.
* Vie un peu difficile. Peu d'argent. Des rencontres : deux "agressions" sexuelles : celle d'un ouvrier taffetatier, et celle d'un abbé qui accepta de partager sa chambre. Expérience du "sans-logis" : vision romanesque de la nuit à la belle étoile. Rencontre d'un Antonin, M.Rolichon, à l'occasion d'un air fredonné en marchant. Il entreprend de copier de la musique pour lui, mais c'est encore un échec : désordre et fautes de transcription.


1731 – septembre – part rejoindre Mme de Warens à Chambéry

* Jean-Jacques reçoit enfin des nouvelles et de l'argent pour aller la rejoindre à Chambéry.
Reste encore "7 ou 8 jours pour attendre les commissions dont maman avait chargée Mlle du Châtelet." Fin de cette période d'errance : "C'est la dernière fois de ma vie que j'ai senti la misère et la faim.".
Réflexion sur l'écriture. Rappel du bonheur de la marche à pied. Exaltation du paysage romantique.
Préparation romantique aux "retrouvailles" avec Mme de Warens. Mais : "J'arrive enfin; je la revois. Elle n'était pas seule.".
Mme de Warens le présente à l'Intendant général et le place sous sa protection.


1731 – octobre – emploi au cadastre de Chambéry

Emploi de secrétaire temporaire : "Je commençai pour la première fois de gagner mon pain avec honneur.".

Fin du livre IV : propose une forme de conclusion, gérée par Rousseau.
Récit de ce qu'il appelle "la jeunesse" et qu'il justifie : "Pour me connaître dans mon âge avancé, il faut m'avoir bien connu dans ma jeunesse.".

Il pose lui-même le problème de la vérité du récit autobiographique. Il renvoie le lecteur à lui-même, à sa propre construction du personnage :
"Ce n'est pas à moi de juger de l'importance des faits; je les dois tous dire; et lui laisser le soin de choisir.".

 

Note sur le parcours, le plus souvent pédestre, de Jean-Jacques :
Genève –> Annecy –> Turin –> Annecy –> Lyon –> Annecy –> Fribourg –> Lausanne –> Neufchâtel –> Paris –> Lyon –> Chambéry.
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